Le Toyota ProAce City Verso se distingue de ses homologues français par une gamme mécanique plus vaste. Mais est-ce vraiment le cas ?
La révision des normes CAFE prévue pour 2025 impose des sanctions financières sévères aux constructeurs ne respectant pas les moyennes d’émissions fixées par l’Union européenne. Certaines catégories de véhicules sont plus impactées que d’autres, notamment les ludospaces. Ces véhicules utilitaires transformés pour un usage personnel émettent souvent plus de dioxyde de carbone en raison d’une aérodynamique moins travaillée par rapport aux voitures classiques. Cela explique pourquoi, quelques mois seulement après leur retour sur le marché, les versions diesel des Citroën Berlingo et Peugeot Rifter ont été de nouveau retirées par le groupe Stellantis.
Cela offre une opportunité au Renault Kangoo qui continue d’être disponible en version thermique… et au Toyota ProAce City Verso, qui est une variante légèrement modifiée des Citroën Berlingo et Peugeot Rifter.
C’était du moins notre impression. Jusqu’à présent, ce modèle – appartenant à un groupe capable de satisfaire aux régulations grâce à sa large gamme hybride – se démarquait de ses pairs. Cependant, après une vérification sur leur site internet, il s’avère qu’il n’est désormais également proposé qu’en version électrique. Est-ce une simple erreur ?
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“Indisponible à la commande”
Non, pas exactement. Toyota France nous a certifié que “le ProAce City Verso à moteur thermique est bien indisponible à la commande”. La fermeture des commandes est-elle provisoire ? Nous n’avons pas obtenu plus de détails “à ce stade”.
Ce changement ne facilite pas les choses. Déjà moins populaire que ses équivalents sur le marché français, il se vendait déjà peu. Et en version électrique, il rencontre davantage de difficultés. Depuis le début de l’année, seuls 13 exemplaires ont trouvé preneurs dans l’Hexagone entre janvier et octobre…
Un restylage presque inaudible
Cela peut expliquer pourquoi son rafraîchissement à mi-parcours a été peu remarqué, malgré un avant considérablement retravaillé. Proposé, comme le Berlingo et le Rifter, en deux longueurs et en configurations 5 ou 7 places, le modèle n’est maintenant disponible qu’avec un moteur électrique de 136 chevaux et une batterie de 50 kWh. En tant que ludospace, à l’aérodynamique limitée comme mentionné précédemment, son autonomie est inévitablement restreinte pour un véhicule conçu pour des trajets occasionnels : 330 km. La capacité de recharge n’impressionne pas non plus avec ses 100 kW. Si Toyota n’opte pas pour un retour aux options thermiques, il semble destiné à rester anonyme sur nos routes… voire même à disparaître.